En particulier, la saisie des documents d’identité ne constitue pas un frein face à un individu déterminé à fuir, que ce soit en traversant les frontières de manière illégale ou en cherchant refuge dans un pays tiers. Quant à l'assignation à résidence et au bracelet électronique, ces mesures, bien qu’elles offrent un certain contrôle, ne sauraient empêcher un départ précipité ou furtif, surtout dans le contexte où le prévenu dispose de contacts en Afrique et d’une véritable motivation à fuir. Partant, ces mesures de substitution, même cumulées, ne sont pas de nature à neutraliser le risque de fuite.