Il convient de rappeler que le prévenu ne dispose ni de passeport ni de carte d'identité, mais uniquement d’un permis d'établissement. En l’absence de documents de voyage valides, la saisie des documents d’identité devient inopérante, car elle ne pourrait en aucun cas empêcher le prévenu d’organiser une fuite vers un pays où il pourrait facilement s’établir sans ces documents.