Dès lors, bien que le prévenu soit protégé par son statut d’asile, ce dernier ne l’empêche pas de voir son expulsion validée en seconde instance sur la base des faits reprochés. En dépit de sa stabilité apparente en Suisse, le prévenu se trouve donc dans une situation où il pourrait percevoir son expulsion comme un retour forcé à une situation de précarité, notamment en Côte d’Ivoire, pouvant l’inciter à des comportements risqués, soit la fuite. 15.5 Les liens familiaux du prévenu en Suisse, bien qu'importants, ne suffisent pas à écarter le risque de fuite.