Sa déclaration selon laquelle elle n’a pu enfin parler qu’après le placement en détention du prévenu illustre l’impact direct que la présence de celui-ci peut exercer sur sa capacité à s’exprimer librement. Dans ces circonstances, la remise en liberté constituerait un facteur d’intimidation évident, incompatible avec les besoins de l’instruction et la protection du bon déroulement de la procédure. Ainsi, le risque de collusion est bel et bien sérieux et concret en l’occurrence.