Le danger de collusion ne se limite pas à l’altération des preuves matérielles, mais vise également à prévenir toute tentative du prévenu d’agir sur l’état psychologique ou émotionnel de la victime dans le but d’infléchir ses déclarations ou de l’amener à minimiser les faits. Les caractéristiques personnelles du prévenu – notamment sa propension constante à minimiser ses actes, à dévaloriser la partie plaignante et à tenter d’orienter les investigations – renforcent ce risque.