Il est à toutes fins utiles précisé que le Ministère public ne saurait être suivi lorsqu’il demande le rejet du recours en mettant les frais à la charge du mandataire du prévenu et sans octroi d’indemnités à ce dernier, dans la mesure où on peut se demander si le prévenu avait effectivement la volonté de déposer ce recours, puisqu’il n’a pas eu contact avec son mandataire le 14 février 2024. En effet, au vu de l’urgence de la situation, le défenseur d’office devait effectivement prendre toutes les mesures qui s’imposaient afin de préserver les intérêts de son client. 5.3