Le décès du fils du prévenu est intervenu à un stade très précoce de l’enquête pénale où de nombreux points doivent encore être éclaircis. Le fait d’autoriser le prévenu à se rendre aux funérailles risquerait sérieusement d’entraver la recherche de la vérité. Il y a dès lors lieu d’empêcher que le prévenu ne puisse discuter avec qui que ce soit, même les membres de sa famille proche, dans la mesure où l’enquête n’en est qu’à ses débuts et qu’il s’agit de faire la lumière sur les faits.