En tout état de cause, toute procédure pénale implique une lourde charge émotionnelle. La recourante n’expose pas non plus quels actes juridiques délicats elle serait amenée à accomplir seule, étant relevé que les actes relatifs à la défense de ses intérêts seront vraisemblablement limités et qu’elle ne sera pas confrontée à des difficultés insurmontables. Enfin, le simple fait que le prévenu soit assisté par un mandataire – de choix – ne justifie pas que la recourante ait droit à la désignation d’un conseil juridique gratuit, sans quoi cela viderait l’art. 136 CPP de sa substance.