Le Ministère public a motivé le séquestre par le fait que le prévenu est soupçonné d’utiliser les machines et les produits pour s’adonner à une activité illicite d’huiles essentielles, constitutif d’infraction à la Loi sur les produits thérapeutiques (LPTh ; RS 812.21), éventuellement à la Loi sur les produits chimiques (LChim ; RS 813.1). S’agissant plus spécifiquement des flacons d’huiles essentielles, le Ministère public a indiqué qu’il s’agit de produits très inflammables – à fortiori dans une telle quantité – et qu’il existe des prescriptions strictes de stockage et de conservation, qui ne semblent pas être respectées en l’espèce.