C’est donc à raison que le Ministère public a refusé d’ordonner une audience de conciliation entre les parties à la procédure, les circonstances du cas d’espèce lui permettant raisonnablement de considérer qu’une réconciliation était impossible. A cela s’ajoute, à l’instar du Parquet général, qu’il faut constater que la procédure dure depuis maintenant près de deux ans et demi et que la prescription de l’action pénale pour les délits contre l’honneur est de quatre ans (art. 178 al. 1 CPP), de sorte que le Ministère public était tenu d’agir avec tout la célérité voulue.