La nationalité étrangère ou l’absence de titre de séjour en Suisse constituent des indices allant dans le sens d’un risque de fuite : même dans de telles situations, le juge de la détention doit examiner les circonstances concrètes du cas d’espèce et déterminer l’intensité des attaches du prévenu avec la Suisse, en particulier s’il y vit depuis longtemps et y compte plusieurs membres de sa proche famille (FRANÇOIS CHAIX, in Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2e éd., 2019, no 12 ad art. 221).