Enfin, le Ministère public rappelle à la défense qu’un délai selon l’art. 318 CPP devra lui être imparti, et qu’il faudra enfin quelques jours pour rédiger la mise en accusation et finaliser le dossier. En dernier lieu, le fait que la défense plaide d’ores et déjà la sanction future du prévenu est prématuré aux yeux du Ministère public, et il faut selon lui au contraire s’attendre à ce qu’une sanction supérieure aux minima légaux soit prononcée à l’encontre de celui-ci. Ainsi, de l’avis du Ministère public, une prolongation de la détention pour une durée de trois mois est proportionnée. III. En droit