Même si le prévenu devait encourir une peine pouvant être assortie du sursis – ce qui n’est prima facie cognitio pas exclu –, l’intérêt du prévenu à fuir ne peut être nié pour cette seule raison, ne serait-ce que pour lui permettre d’éviter de participer aux actes d’enquête et se soustraire aux éventuelles conséquences financières et administratives qui découleraient d’une condamnation. Par ailleurs, la mise à disposition du prévenu des autorités de poursuite pénales est nécessaire pour les actes d’instruction prévus par le Ministère public.