Or, si le recourant était effectivement couché à plat ventre au moment des faits sans frapper le prévenu, comme il l’a soutenu, on peut se poser la question de savoir si l’engagement du Taser était justifié, nécessaire et proportionné. Il est à cet égard précisé que selon les « Directives pour l’utilisation des dispositifs incapacitants (DI) » du 2 avril 2009 émanant de la Conférence des commandants des polices cantonales de Suisse (CCPCS) qui sont toujours en vigueur à l’heure actuelle, le Taser ne peut être utilisé que pour maîtriser une personne violente, mettant de manière imminente sa vie ou celle d’un tiers en danger ou pour arrêter