Il est unanimement admis que le recourant, qui était énervé, a coupé court à la conversation et s’est enfui, les prévenus demandant alors aux amis présents sur les lieux de lui téléphoner afin de lui ordonner de revenir sur les lieux. Il ressort également de plusieurs éléments qu’avant de s’enfuir, le recourant aurait manqué de respect, voire insulté le prévenu, étant relevé que le recourant a admis l’avoir injurié à un moment donné de son interpellation, en lui ayant dit « si je te croise sans uniforme, je vais t’enculer », mais ne pas avoir proféré d’autres menaces ou insultes ce jour-là (p. 3 l. 92-96).