aurait refusé d’y donner suite, cela n’en constituerait pas encore nécessairement un manquement grave de sa part. En effet, il est souligné que le rôle du défenseur d’office n’est pas uniquement de se faire le porte-parole de son client, sans esprit critique, mais qu’il lui incombe au contraire d’assurer une défense pénale efficace. Ceci signifie qu’il doit aller parfois à l’encontre de la stratégie de défense que s’est imaginée le prévenu et, cas échéant, renoncer à solliciter les moyens de preuves proposés par celui-ci.