autorités et qu’il ne s’était pas rendu aux rendez-vous prévus la majeure partie du temps. Au vu de ce qui précède, le Tribunal régional en a conclu qu’il y avait des raisons sérieuses de redouter que le prononcé du jugement, assorti d'une mesure d’expulsion, n'incite définitivement le prévenu à quitter la Suisse avant de devoir exécuter sa peine privative de liberté, rendant ainsi l'exécution de cette dernière bien plus compliquée. S’agissant du respect de la proportionnalité, le Tribunal régional a argumenté qu’une mise en détention pour trois mois y était conforme, vu la peine prononcée.