Toutefois, dans ce contexte précis et dont il faut souligner, très particulier, les propos de la prévenue à l’endroit de la plaignante ne constituaient manifestement pas qu’un jugement de valeur stricto sensu destiné à porter atteinte à l’honneur de cette dernière, ni une simple expression de mépris sans rapport reconnaissable avec un fait. En effet, au vu des explications singulières qu’elle a fournies en audition, la prévenue s’avère manifestement persuadée de vivre en « période d’apocalypse » et de s’être donnée pour mission de combattre un système, soit « l’état profond » auquel appartiendrait, entre autre, les réseaux pédocriminels.