Le risque de fuite est bel et bien présent en l’espèce. Le fait que le prévenu conteste également son expulsion du territoire suisse ne saurait remettre en question ce qui précède, puisque le prévenu pourrait fuir en se fondant dans la clandestinité, par exemple. Bien qu’une partie importante de la peine ait déjà été exécutée, le risque de fuite pour se soustraire au solde de la peine prononcée en première instance (quelques 8 mois actuellement) et pour échapper à l’expulsion ne saurait être minimisé, vu les propos tenus par le prévenu – et ce malgré le fait que le jugement de première instance fait l’objet d’un appel.