La première condition, à savoir l’indigence de la recourante, a été examinée à suffisance de droit par le Ministère public et n’est pas remise en cause. Partant, il reste à déterminer si la sauvegarde de ses intérêts commande la désignation d'un défenseur d'office. A cet égard, la sanction retenue par le Ministère public dans son ordonnance pénale du 16 août 2022 frappée d’opposition est une peine pécuniaire de 15 jours-amende avec sursis pendant deux ans, ainsi qu’une amende additionnelle dont la peine privative de liberté, en cas de nonpaiement fautif, a été fixée à 3 jours.