En tout état de cause, ce grief peut être écarté. En effet, les 17 mois qui se sont écoulés entre l’ouverture de l’instruction et l’acte d’accusation ne signifient pas encore en soi que le Ministère public aurait tardé de manière blâmable à faire avancer la procédure. Au contraire, il apparaît que le Ministère public a procédé à plusieurs actes d’instruction visant notamment à retrouver la trace de l’argent provenant des crédits COVID et à établir si et dans quelle mesure le prévenu a utilisé l’argent obtenu pour faire face aux dépenses courantes de son entreprise.