Pour juger le caractère proportionné de la mesure, le critère déterminant est l’entrave qu’elle représente pour la liberté personnelle. En l’espèce, le prévenu a subi presque cinq mois de détention provisoire, du 9 décembre 2020 au 3 mai 2021, puis a dû se soumettre aux mesures de substitution depuis le 3 mai 2021, soit depuis maintenant 16 mois, environ 21 mois au total avec la détention provisoire. En cas de prolongation des mesures de substitution jusqu’au 11 novembre 2022, la durée totale des mesures atteindra quasiment 24 mois.