A cela s’ajoute qu’au vu de la gravité des faits dont le prévenu est soupçonné et de son renvoi devant le Tribunal régional, dans sa composition à trois juges, il risque une peine privative de liberté supérieure à 2 ans. La perspective de se soustraire à la procédure pénale et ainsi d’échapper à toute sanction, est suffisante pour retenir un intérêt du prévenu à fuir la Suisse. Contrairement à l’avis du prévenu, le simple fait de se conformer à ses obligations et aux mesures de substitution ordonnées est insuffisant à faire admettre l’invraisemblance du risque de fuite.