Titulaire d’un permis B et séparé de son épouse, les liens du prévenu avec la Suisse ne sont pas tels qu’ils permettraient d’exclure un risque de fuite concret dans le cas d’espèce, même s’il détient un emploi de salarié dans un restaurant et jouit d’une relativement bonne situation financière. A cela s’ajoute qu’au vu de la gravité des faits dont le prévenu est soupçonné et de son renvoi devant le Tribunal régional, dans sa composition à trois juges, il risque une peine privative de liberté supérieure à 2 ans.