Or, la perspective de passer de nombreux mois, voire années, en détention puis d’être contraint de quitter le territoire suisse intensifie fortement le risque de fuite. L’examen des autres critères permet ensuite de renforcer l’existence d’un risque de fuite déjà non négligeable. En effet, le prévenu est d’origine P.________(pays) et entretient un lien encore étroit avec son pays d’origine, dans lequel il a de la famille et y a séjourné 21/2 mois jusqu’au mois de juin 2022 selon ses propres déclarations. Quant à ses liens avec la Suisse, le prévenu y dispose d’un droit de séjour mais ne parle aucune langue nationale.