Le prévenu développe que le séquestre a porté atteinte à son minimum vital et l’a ainsi placé dans une situation financière précaire, dans la mesure où, indigent depuis sa sortie de détention, trois de ses salaires avaient été versés sur le compte postal séquestré. En effet, il justifie qu’à sa sortie de détention, il avait certes retrouvé son emploi sur appel pour l’entreprise D.________, mais dans une moindre mesure, ne percevant comme revenu que CHF 104.80 pour le mois de novembre 2021, CHF 139.75 pour décembre 2021 et CHF 855.80 pour avril 2022, montants dont le séquestre ordonné l’aurait privé.