En résumé, l’état de fait tel que retenu actuellement laisse clairement penser que seule une négligence pourrait être reprochée au prévenu. Or, au vu de ce qui vient d’être exposé, il est primordial que l’aspect subjectif soit clarifié et décrit avec davantage de précision dans l’état de fait qu’il conviendra de retenir. En effet, sur la base de l’état de fait actuel, le tribunal de première instance n’aura pas la marge de manœuvre nécessaire pour procéder à une éventuelle appréciation juridique divergente sur la base de l’art. 344 CPP. Au vu de la description actuelle des faits, une potentielle condamnation par dol éventuel semble en effet exclue.