Toutefois, dans la mesure où des mesures d’instruction doivent encore être prises, notamment les auditions de tiers prévues au début du mois de mai 2022, ainsi que connaître les déplacements d’un comparse et l’implication du prévenu dans ces derniers, un risque de collusion peut être admis en l’espèce. En effet, même si la victime des faits du 11 janvier 2021 a été entendue le 26 avril 2022, le prévenu pourrait chercher à influencer (même inconsciemment) d’autres personnes impliquées dans le trafic qui lui est reproché et qui seraient encore inconnues des autorités de poursuite pénale ou qui n’auraient pas encore été entendues par celles-ci.