Dans la mesure où les biens litigieux consistent tous en des objets, montres et bijoux suspectés de provenir d’infractions au patrimoine, ce type de séquestre a pour vocation de préparer une probable confiscation, comme le rappelle la jurisprudence précitée. Dans la mesure où la violation du droit d’être entendu du prévenu a été réparée et que le séquestre conservatoire est prévu par la loi, tout comme la confiscation qu'il est destiné à préparer, le grief du prévenu quant à la violation de l’interdiction de la bonne foi et l’interdiction de l’abus de droit, doit être écarté.