Pour la recourante, il ne pourrait y avoir violation du secret que si le dépôt d’un document au tribunal impliquait également des tiers en procédure, ce qui ne serait manifestement pas le cas. Enfin, même si l'on devait considérer le tribunal comme un tiers, la recourante souligne que l'intérêt public à la recherche de la vérité l'emporterait largement sur l'intérêt du prévenu à garder secret le document litigieux et qu’il serait quasiment « kafkaïen » qu'une autorité de poursuite pénale aide une partie à une procédure civile à garder secret le véritable état de fait, causant ainsi un sévère préjudice à la partie adverse.