Le fait que le prévenu suive la mesure ordonnée ne saurait exclure à lui seul tout risque de récidive pour le futur. Au contraire, c’est en vain que la défense cherche à relativiser la rechute du prévenu en février 2020, alors que le prévenu était alors sous médication d’Antabus. En effet, si celui-ci a alors vécu une période difficile en raison de l’anniversaire du décès de son père, ce qui est compréhensible, il y a lieu de constater que la présente procédure sera elle aussi très vraisemblablement difficile à vivre pour lui.