Compte tenu de ce qui précède, force est de constater que le recourant est déjà fortement soupçonné d’avoir commis des actes délictueux en 2014 et 2015. Il est à nouveau sérieusement soupçonné de s’être adonné à un trafic de stupéfiants en bande et par métier alors qu’il avait déjà passé plusieurs mois en détention provisoire dans le cadre de la première affaire et qu’il savait qu’un jugement allait être rendu pour les faits de 2014 et 2015. Le fait qu’il s’agit d’un cas de récidive en cours de procédure et non d’un cas de récidive stricto sensu n’y change rien.