Outre un antécédent fondé sur une condamnation définitive, des éléments de preuves clairs ou accablants peuvent également justifier un pronostic défavorable. C'est le cas, par exemple, si les preuves suggèrent que le prévenu a commis des infractions répétées d'une gravité significative de manière similaire ou selon un schéma comparable (ATF 137 IV 84, consid. 3.2, arrêt du Tribunal fédéral 1B_322/2014 du 9 octobre 2014 consid. 3.2). Dans l’ATF 143 IV 9, le Tribunal fédéral a redéfini les critères à prendre en considération pour admettre un risque de récidive en reprenant les principes évoqués dans des arrêts non publiés.