La séparation brutale de ses enfants en Suisse par la décision de placement en détention fait preuve d’une cruauté inutile. S’agissant de son activité indépendante, la défense conteste que le recourant pourrait développer sans autre son activité depuis l’Afrique. Le Tribunal régional ne tient pas compte les problèmes organisationnels que cela suppose. En l’état, depuis la prison, il n’est pas possible pour le recourant soit de mettre un terme à son activité (revente de sa camionnette et de la machine acquise, liquidation des stocks) soit de mettre sur pieds une structure d’exportation