Il n'est pas rare, à la lecture du dossier, de se rendre compte de certains gestes ou propos qui semblent indiquer que le recourant puisse souffrir d'un problème psychique (par ex. PV d’audition du recourant du 22 septembre 2020, I. 58 et 78), ce que l'expertise pourra infirmer ou non. Cette instabilité — non reconnue par le recourant — accentue le risque de passage à l'acte. Plus encore, le comportement dangereux ou violent du recourant semble se manifester non comme une forme de comportement planifié mais comme une décharge affective éruptive. Même si la défense a raison de souligner qu’il n’existe à l’heure actuelle pas d’expertise