La défense relève que lors de sa détention administrative (du 15 mars 2021 au 15 avril 2021), le recourant était libre de téléphoner pendant plusieurs heures par jour et d’écrire des courriers sans qu’ils ne soient contrôlés. Pour ce motif, il ne serait plus possible de retenir un risque de collusion. Dans la plupart des cas, le risque de collusion existe à partir du moment où le prévenu a connaissance qu’une enquête pénale a été ouverte à son encontre. En l’espèce, le recourant a eu connaissance de son statut de prévenu dès le 15 mars 2021 et il a été arrêté par les autorités pénales le 15 avril 2021.