Le recourant perçoit la réalité et ses interactions avec des tiers de manière biaisée, ce qui le conduit à adopter des comportements dangereux, parfois comme moyen de défense à des hallucinations ou des voix qu’il entend. Le genre d’infractions auxquelles il faut s’attendre se concentre, selon l’expert, autour des conflits interpersonnels. La Chambre de céans y voit un risque concret d’atteinte incontrôlée et imprévisible à l’intégrité physique de tiers, sans raison apparente. Or, le bien juridique de l’intégrité physique est le plus précieux et pèse lourd dans l’appréciation du danger que présente l’intéressé pour autrui.