On constate en revanche que le recourant est à nouveau sérieusement soupçonné de s’être adonné à du trafic de stupéfiants en bande et par métier, alors qu’il avait déjà passé plusieurs mois en détention provisoire notamment pour infraction qualifiée à la loi sur les stupéfiants et qu’il savait qu’un jugement pour les faits de 2014 et 2015 allait être rendu. Les faits incriminés qui font l’objet de la présente procédure datent d’avril 2019 et de novembre 2019, soit avant la condamnation du 11 mai 2020 et la perspective de cette condamnation n’a manifestement eu aucun effet dissuasif sur le recourant. Sous l’angle de la fréquence et de l’intensité des infractions poursuivies, il convient