En tout état de cause, on ne saurait affirmer en l’espèce, comme le fait la défense, que le recourant n’aurait pas à craindre une longue mise en détention de surcroit en raison d’un éventuel sursis. Le recourant a été condamné à une peine privative de liberté de 24 mois avec sursis dans une décision du 11 mai 2020, non entrée en force en raison d’un appel formé par le Ministère public. Au vu des nouveaux faits reprochés, le recourant peut s’attendre à ce qu’une peine complémentaire soit prononcée et que la mesure de celle-ci exclue toute possibilité de sursis. Partant, une peine ferme ou partiellement ferme ne peut être écartée à ce stade.