le Ministère public est parti de l’idée que la délivrance des permis de construire incriminés et la constatation de leur nullité reposaient sur de simples erreurs et une mauvaise application du droit de la part des membres de la Commune, mais que ces derniers n’avaient nullement cherché à abuser de leur fonction en vue d’en tirer profit pour eux-mêmes ou pour un tiers. Or, force est de constater qu’à l’instar du cas traité par le Tribunal fédéral dans l’ATF 111 IV 83, les responsables de la Commune savaient qu’une dérogation était nécessaire pour les projets de construction en cause, qui se situaient en zone rurale, ainsi que cela