Même si la recourante a déclaré à plusieurs reprises ne pas vouloir rejoindre son ami, ni le contacter, rien au dossier ne permet de conclure qu’A.________ a rompu définitivement avec son ami, D.________, dont elle a une fille âgée actuellement de 4 mois, née pendant sa détention extraditionnelle. Même si elle prétend que son ami l’a dissuadée de venir en Suisse se présenter à la police, il n’en demeure pas moins qu’elle a pris la décision de le rejoindre en France alors qu’elle était enceinte et savait qu’il se livrait à un trafic de stupéfiants non négligeable puisque CHF 40'000 ont été retrouvés lors de la perquisition effectuée à leur domicile en Suisse