Les arguments développés par la défense qui allègue que la décision civile prononcée le 10 janvier 2020 serait suffisante pour garantir la sécurité de la partie plaignante tombent à faux. En effet, non seulement les mesures d’éloignement ordonnées par le juge civil sont des mesures superprovisionnelles, dont on ignore si elles seront confirmées dans une décision provisionnelle, mais de surcroît, elles ne constituent pas des mesures aussi coercitives que le prononcé de mesures de substitution à la détention puisque les conséquences d’un non-respect de ces mesures sont beaucoup plus incisives dans la procédure pénale, ce qui constitue