Selon le Ministère public, il apparaît clairement que les mesures de substitution ordonnées par le TMC dans sa décision querellée ne sont pas en mesure, s'agissant d'une personne connaissant parfaitement la région frontalière, de l'empêcher de quitter le territoire par la France voisine et de se mouvoir ensuite dans l'espace Schengen en toute discrétion, respectivement clandestinité. Le dépôt des papiers d'identité n'empêchera nullement le prévenu d'en requérir des nouveaux depuis l'étranger, auprès d'un consulat ou une ambassade, en prétendant par exemple les avoir perdus ou se les être fait voler. Libérer le prévenu dans ces conditions