Le Ministère public conteste également avoir mis la prévenue sous pression, de telle sorte qu’elle n’aurait plus disposé de son libre arbitre. La question protocolée en lignes 100ss de son procès-verbal d’audition ne lui a été posée qu’une fois et la prévenue a répondu calmement, en assurant qu’elle disait la vérité. Le Ministère public ajoute que si, en tout état de cause, la formulation de cette question devait violer les exigences posées par l’art. 140 CPP, cette question et la réponse devraient tout au plus être écartées du dossier, conformément à l’art. 141 al. 5 CPP.