255 CPP qui stipule que le prélèvement et l’établissement d’un profil d’ADN peuvent être ordonnés pour élucider un crime ou un délit. Ainsi que l’a relevé le Tribunal fédéral, le prélèvement d’un profil d’ADN ne relève pas d’un contrôle de routine. Or, les arguments avancés par le Ministère public pour procéder à cette mesure de contrainte vont plutôt dans ce sens, étant précisé qu’il ne motive aucunement le traitement des données signalétiques, ce qui viole le droit d’être entendu du prévenu. Il ne ressort pas de l’ordonnance querellée dans quelle mesure le prélèvement d’un profil d’ADN permettrait d’élucider un crime.