Le fait qu’il ait décidé d’ingérer des stupéfiants pour se donner le courage d’agir ne saurait par ailleurs l’affranchir de toute culpabilité. Il ne suffit pas de n’importe quel oubli des convenances ou de tout abrutissement passager provoqué par une consommation abusive d’alcool ou d’autres substances altérant la conscience et la volonté pour admettre une diminution de la responsabilité, l’examen du comportement du l’auteur avant, pendant et après la commission de l’acte étant indispensable (DUPUIS et AL., Petit Commentaire CP, 2e éd., ad art. 19 CP, note 17) ; cette tâche incombera cependant au juge du fond.