Par ces lignes et du point de vue du Ministère public, le TMC ne discute pas de l’état dans lequel le prévenu a agi, mais bien des circonstances dans lesquelles il a pris la décision de commettre un brigandage. Sur ce point, le tribunal a considéré qu’on ne saurait mettre cette prise de décision sur le compte d’une éventuelle consommation de cocaïne. S’agissant de l’état dans lequel le prévenu a agi, le TMC a au contraire constaté que « le prévenu a tendance à commettre des infractions lorsqu’il est confronté à des difficultés financières et qu’il a consommé de l’alcool ou des stupéfiants » (décision du 19.12.2019, p. 5, 4ème par.).