Le Parquet général précise que les coups de poing américains sont considérés comme des armes conçues pour blesser des gens et qu’il est interdit d'en faire l'acquisition conformément à l'art. 5 al. 2 let. b LArm. Il est d’avis qu’il importe peu que le recourant ait acquis l’objet en question en tant que « porte-clés fantaisiste », puisqu'il a admis qu'il le portait dans le but de faire peur et qu'il ressort aussi de la photo de cet objet que celui-ci est muni de deux bouts très pointus en plastique dur pouvant aisément blesser une personne (D. 8). Le Parquet général ajoute que le séquestre litigieux respecte les conditions de l'art.