En outre, il vivait en Suisse depuis environ deux ans et demi déjà au moment de son interpellation. Le Parquet général en déduit que le recourant devait donc déjà connaître la vie quotidienne en Suisse et savoir qu'il a certains droits dans ses rapports avec la police, et ce, indépendamment de la situation qu’il connaissait en Tunisie. Le recourant a du reste également indiqué à la Procureure régionale qu'au cours de son interpellation, il avait dit au policier le plus âgé que celui-ci était raciste (D. 50, ligne 207).