Ces courriers ne visaient pas non plus l’administration des preuves ni ne mentionnaient les intimidations et éventuels abus d’autorité exercés par les policiers en charge de l’enquête. Le défenseur du recourant relève que les rapports des policiers du 30 novembre 2018 à l’attention du Ministère public sur les visites qu’ils ont effectuées ne relatent que des éléments choisis et restent muets sur le contenu des longues discussions et propos qui ont été échangés pour effrayer le prévenu.